L'aéroport de Pointe-à-Pitre (PTP), ancien Pointe-à-Pitre Le Raizet puis Guadeloupe Pôle Caraïbes, est l'aéroport international de la Guadeloupe : il propose deux parkings, le P1 devant le terminal et le P2 pour les longs séjours, 45,50 € les 24 heures. À 4 km du centre-ville de Pointe-à-Pitre, il n'a pas de navette dédiée : bus Karu'lis ou taxi, 25 à 30 € la course. Air France, Air Caraïbes et Corsair y posent les vols de Paris, pour près de 2,2 millions de voyageurs en 2025.
Sans navette dédiée, taxi ou location dès l'arrivée
- Le parking de l'aéroport de Guadeloupe : P1 pour une attente de moins de trois heures, P2 dès qu'on laisse la voiture une nuit ou plus (tarifs en vigueur depuis le 1er avril 2026).
- La prise en charge à Pointe-à-Pitre : taxis à la sortie des arrivées du terminal 1, loueurs de voitures dans le hall, service d'assistance PMR à demander 48 heures avant le vol.
- La navette vers la ville : pas de service dédié, des bus urbains peu fréquents, donc un taxi ou une location dès qu'on atterrit en fin de journée.
Parkings de l'aéroport de Pointe-à-Pitre : P1, P2 et tarifs 2026
L'aéroport de Guadeloupe exploite deux parkings publics, et le choix entre les deux se fait sur une seule question : combien de temps la voiture reste-t-elle ? Le parking P1 est le plus proche de l'aérogare, avec dix minutes gratuites à l'entrée. Il sert à déposer un proche, à attendre une arrivée ou à rester moins de trois heures. Le parking P2, un peu plus loin, est le parking longue durée : aucune minute gratuite, mais un tarif journalier qui devient raisonnable dès la première nuit.
Jusqu'à trois heures, les deux parkings coûtent le même prix, 7 €. C'est après que tout se joue : au P1, chaque quart d'heure supplémentaire est facturé 3 €, soit six fois plus vite qu'au P2, où il revient à 0,50 €. Laisser sa voiture au P1 pendant un aller-retour vers Paris est l'erreur la plus chère de la plateforme.
| Parking | Usage | Gratuité | Jusqu'à 3 h | Au-delà |
|---|---|---|---|---|
| P1 | Courte durée, devant le terminal | 10 minutes | 7 € | 3 € le quart d'heure |
| P2 | Longue durée, plusieurs jours | Aucune | 7 € | 45,50 € les 24 h, puis 20 € par jour, 165,50 € la semaine |
Le paiement se fait aux caisses automatiques, en espèces ou par carte bancaire, et la carte est aussi acceptée aux bornes de sortie. Les voyageurs réguliers, notamment ceux qui font souvent le trajet vers la Martinique ou Saint-Martin, peuvent souscrire un abonnement semestriel ou annuel auprès du service dédié, au niveau 1 du terminal 1. Des parkings privés à proximité proposent aussi une formule avec navette vers l'aérogare ; ils valent la comparaison au-delà d'une semaine. Les méthodes qui font payer moins cher un parking d'aéroport s'appliquent ici comme en métropole : réserver tôt, comparer le privé et l'officiel, ne jamais choisir le stationnement courte durée pour un séjour.
Prise en charge à l'arrivée et au départ
Au terminal 1, le point de rendez-vous le plus simple est la sortie du hall des arrivées, au rez-de-chaussée. Un proche qui vient vous chercher a intérêt à se garer au P1 et à profiter des dix minutes gratuites plutôt qu'à tourner devant l'aérogare, où l'arrêt est vite verbalisé. Le terminal 2, réservé au trafic régional, est un bâtiment distinct : précisez-le quand vous donnez rendez-vous, sans quoi la personne attend au mauvais endroit.
Les taxis stationnent en file à la sortie des arrivées et fonctionnent en continu. La course vers le centre de Pointe-à-Pitre coûte généralement 25 à 30 €, vers Le Gosier 30 à 37 € en journée, avec une majoration d'une dizaine d'euros la nuit. Pour un groupe ou une arrivée tardive, un chauffeur réservé à l'avance attend avec une pancarte et évite la file.
Un passager à mobilité réduite bénéficie du même dispositif que dans n'importe quel aérodrome européen : l'assistance PMR en aéroport se demande à la compagnie au moins quarante-huit heures avant le départ, et elle est gratuite. Demandée tardivement, elle reste due, mais rendue dans l'urgence un jour de forte affluence.
Navettes et transports vers le centre-ville
Quatre kilomètres séparent l'aérogare du centre-ville de Pointe-à-Pitre, par la N1. En voiture, cela représente dix à quinze minutes hors heures de pointe, et facilement le double en fin d'après-midi, quand le trafic de la zone de Jarry se déverse sur les mêmes axes. Cette zone d'activité de Baie-Mahault, premier espace commercial et bassin d'emploi de l'île, explique une bonne part des ralentissements : l'itinéraire le plus court n'est pas toujours le plus rapide, et une application d'itinéraire en temps réel aide à choisir son heure de départ.
Bus Karu'lis : la navette la moins chère, la moins souple
Il n'existe pas de navette aéroport dédiée comme à Paris ou à Nice. Le service qui en tient lieu, ce sont les bus orange du réseau urbain Karu'lis, dont plusieurs lignes desservent l'aéroport pour un ticket de 1,20 à 1,80 € selon la zone. La contrepartie est connue des habitués : fréquence faible, derniers passages en fin d'après-midi et service réduit le week-end. Avec des valises et un vol qui atterrit à 17 h, le bus n'est pas une option réaliste. Les horaires se vérifient sur le site du réseau avant le départ, et les repères généraux de la navette entre aéroport et centre-ville aident à comparer avec le taxi.
Location de voiture : le choix de la plupart des voyageurs
Les grandes agences ont leurs comptoirs dans le hall des arrivées ou à proximité directe du terminal. Préparez permis, carte bancaire au nom du conducteur et bon de réservation avant de descendre de l'avion : les files s'allongent quand deux long-courriers se posent dans la même heure. Les règles de caution et de conducteur additionnel valables pour toute location de voiture en aéroport s'appliquent ici sans particularité locale. Depuis l'aéroport, Sainte-Anne est à moins d'une heure et Deshaies à environ 1 h 20 : la N1 mène vers Basse-Terre, la N4 vers Grande-Terre et les plages du sud.
Terminaux, compagnies et vols au départ de Pointe-à-Pitre
Le site s'est longtemps appelé Pointe-à-Pitre Le Raizet, du nom du quartier des Abymes où il est installé, puis Guadeloupe Pôle Caraïbes, nom encore présent sur la plupart des panneaux. Depuis le 26 septembre 2024, c'est l'Aéroport Guadeloupe - Maryse Condé. Le repère qui ne change pas est le code : PTP pour l'IATA, TFFR pour l'aviation civile internationale, celui qui figure sur la carte d'embarquement et sur les écrans de statut du vol.
Deux aérogares ne servent pas le même trafic. Le terminal 1 concentre les vols long-courrier et internationaux ; le terminal 2, inauguré le 30 juin 2014, est dédié aux liaisons régionales. Un vol de Paris suivi d'un saut vers une île voisine oblige à récupérer ses bagages et à changer de bâtiment : le temps de correspondance minimum affiché par une compagnie n'en tient pas toujours compte. La piste de plus de 3 500 mètres accueille les gros porteurs de l'Atlantique, Boeing 777, Airbus A350 et A330.
La plateforme est exploitée par la Société aéroportuaire Guadeloupe Pôle Caraïbes, qui publie sur son site les informations pratiques du voyage : horaires des vols disponibles en temps réel, conditions d'accès, tarifs de parking et nouveaux programmes des compagnies. Autour d'elle travaille un nombre important d'entreprises du transport aérien, de commerces et de restaurants, pour l'essentiel installés dans l'aérogare du terminal 1.
Quels vols et quelles destinations depuis Pointe-à-Pitre ?
Pour la métropole, Air France dessert Paris-Charles-de-Gaulle, Air Caraïbes et Corsair desservent Paris-Orly, avec des liaisons saisonnières vers Nantes. Un vol Paris Pointe-à-Pitre dure de l'ordre de 8 h 30 à l'aller et une trentaine de minutes de moins au retour, à cause des vents d'altitude ; le décalage horaire est de cinq heures en hiver et six en été. Vers l'Amérique du Nord : Miami, Montréal, Toronto et Québec selon les saisons. Aucune liaison directe vers New York : le trajet passe par un hub. Les Caraïbes complètent le réseau avec la Barbade, la Dominique, Sainte-Lucie, Saint-Domingue et Fort-de-France. Côté métropole, le parking et les accès de l'aéroport de Paris-Orly ou de l'aéroport de Paris-CDG se préparent aussi avant de prendre son billet d'avion.
Les liaisons régionales ont changé. Air Antilles Express, qui reliait depuis 2002 la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, a été interdite de vol par la direction générale de l'aviation civile en décembre 2025, puis placée en liquidation judiciaire le 27 avril 2026. Air Caraïbes est désormais l'opérateur principal des liaisons inter-îles, aux côtés de St Barth Commuter vers Saint-Barthélemy ; Saint-Martin reste desservie par l'aérodrome de Grand-Case. Une correspondance achetée séparément se vérifie auprès de la compagnie, pas sur un comparateur : un billet inter-îles vendu sur un programme périmé ne donne droit qu'à l'aide que la compagnie accepte d'accorder, et les comptoirs d'information de l'aéroport ne peuvent également rien y changer.
Services sur place et suivi du statut du vol
Le terminal 1 réunit restauration, boutiques, distributeurs et une connexion sans fil pour les passagers ; le terminal 2 est plus modestement équipé. Sur le wifi gratuit en aéroport, la règle vaut ici aussi : télécharger cartes et justificatifs avant de décoller. Pour le suivi des vols, deux sources font foi, l'affichage de l'aéroport et l'application de la compagnie aérienne. Créer une alerte sur son numéro de vol dès la réservation évite de rafraîchir un site tiers dont les données ont parfois une heure de retard. Pour un vol transatlantique très matinal, dormir près de l'aérogare évite un trajet de nuit depuis Sainte-Anne ou Deshaies ; les critères de choix sont ceux de tout hôtel d'aéroport en transit.
Quant aux avis sur PTP, ils portent presque tous sur une journée d'arrivée. La même infrastructure ne se comporte pas de la même façon un mardi de septembre et un samedi de février, quand plusieurs long-courriers se posent en même temps : le bon indicateur est l'heure de votre atterrissage, pas la note moyenne.
Première journée en Guadeloupe après l'atterrissage
Comptez 30 à 60 minutes pour récupérer vos bagages selon l'affluence, plus le temps de rejoindre la voiture de location ou le taxi. Le piège classique consiste à vouloir parcourir toute la Guadeloupe dès le premier jour : l'archipel paraît compact sur une carte, mais les trajets s'allongent vite. Mieux vaut rester dans une seule zone, les plages voisines et une sortie en mer côté Grande-Terre, la nature côté Basse-Terre.
Après huit heures d'avion, monter à bord d'un bateau offre une transition plus douce qu'une visite en ville. De nombreux voyageurs passent par guadeloupe-excursion.com pour découvrir la mangrove, le Grand Cul-de-Sac Marin ou les îlets avec un capitaine local ; ces sorties affichent souvent complet en haute saison, d'où l'intérêt de réserver avant de partir.
Questions fréquentes sur l'aéroport de Pointe-à-Pitre
Combien coûte le parking à l'aéroport de Pointe-à-Pitre ?
Les deux parkings coûtent 7 € jusqu'à trois heures. Au-delà, le P1 facture 3 € le quart d'heure, alors que le P2 revient à 45,50 € les 24 heures, 20 € par jour supplémentaire et 165,50 € la semaine, selon la grille en vigueur depuis le 1er avril 2026.
Quel parking choisir pour un séjour de plusieurs jours ?
Le P2, le parking longue durée. Le P1, pensé pour les attentes courtes, devient très cher après trois heures. Au-delà d'une semaine, comparer aussi les parkings privés proches, qui assurent la navette jusqu'à l'aérogare.
Comment accéder à l'aéroport de Pointe-à-Pitre ?
L'aérogare est aux Abymes, à 4 km du centre-ville par la N1, soit dix à quinze minutes en voiture hors heures de pointe. Taxis en continu à la sortie des arrivées, bus Karu'lis peu fréquents, loueurs au terminal.
Y a-t-il une navette entre l'aéroport et Pointe-à-Pitre ?
Pas de navette dédiée : des lignes du réseau urbain Karu'lis desservent l'aéroport pour 1,20 à 1,80 €, avec une fréquence faible et un service réduit le week-end. Le taxi coûte 25 à 30 € vers le centre.
Quelle est la durée d'un vol vers Paris ?
De l'ordre de 8 h 30 de Paris vers Pointe-à-Pitre et une trentaine de minutes de moins au retour, avec cinq heures de décalage horaire en hiver et six en été.
Comment suivre l'état des vols à l'aéroport ?
Par l'affichage de l'aérogare et l'application de la compagnie, en créant une alerte sur le numéro de vol dès la réservation. Les sites tiers accusent parfois une heure de retard.
















